Quel bonnet élégant porter avec un manteau habillé ?
Il y a ce matin de décembre où l'on se plante devant le miroir de l'entrée, le manteau en laine fraîchement boutonné, et où l'on hésite. Dehors, le thermomètre affiche deux degrés. Le vent s'engouffre dans la rue. Et pourtant, une petite voix rappelle que le bonnet va tout gâcher : la coiffure, l'allure, cette silhouette nette qu'un beau manteau a mis tant de soin à dessiner.
Cette crainte a la vie dure. Elle n'a pourtant plus vraiment lieu d'être.
Le bonnet a quitté depuis longtemps les pistes de ski et les vestiaires de sport. Bien choisi, il prolonge un caban, accompagne un manteau droit en drap de laine, donne même un supplément d'âme à un pardessus croisé. Encore faut-il savoir lequel prendre. Matières, formes, couleurs, associations selon le type de manteau, erreurs classiques : voici de quoi trancher, une bonne fois pour toutes, entre avoir chaud et avoir de l'allure. Car les deux ne s'opposent pas.
Pourquoi un bonnet peut être élégant avec un manteau habillé
Le bonnet, un accessoire désormais assumé dans le vestiaire chic
Pendant des décennies, le bonnet a porté une étiquette tenace. Accessoire de montagne, accessoire d'enfant, accessoire de rappeur des années 90 enfoncé jusqu'aux sourcils. Rien, a priori, qui invite à le marier avec un manteau à 400 euros.
Puis les choses ont bougé. Lentement, d'abord. Des maisons de prêt-à-porter haut de gamme ont commencé à glisser des bonnets en cachemire dans leurs collections d'hiver, présentés avec des manteaux longs et des pantalons à pinces. Le mouvement du « quiet luxury », cette élégance qui ne crie pas son prix, a fini d'enfoncer le clou : un beau bonnet uni, dans une maille parfaite, dit beaucoup plus qu'une étiquette voyante.
Résultat ? Aujourd'hui, croiser un homme en pardessus gris et bonnet anthracite sur un quai de gare, ou une femme en manteau camel coiffée d'une maille crème, ne surprend plus personne. Ça a même quelque chose de rassurant.
Ce qui fait basculer le bonnet du côté chic
Trois critères font l'essentiel du travail.
La matière, d'abord. Une fibre noble se voit au premier coup d'œil : elle a un tombé, une profondeur de couleur, un aspect mat ou légèrement soyeux que l'acrylique ne sait pas imiter.
La coupe, ensuite. Sobre, ajustée, sans fioriture. Le bonnet chic ne cherche pas à être remarqué pour lui-même.
La couleur, enfin. Elle doit dialoguer avec le manteau, pas lui faire concurrence.
Quand ces trois éléments sont réunis, un phénomène intéressant se produit. Le contraste entre la structure d'un manteau taillé (épaules marquées, revers nets, tissu dense) et la souplesse d'une maille crée un équilibre. Le manteau apporte la rigueur, le bonnet apporte la décontraction. On obtient une tenue qui a l'air soignée sans avoir l'air guindée. C'est tout l'enjeu.
Les matières à privilégier pour un bonnet haut de gamme
Le cachemire : douceur, légèreté et tombé impeccable
Impossible de commencer ailleurs. Le cachemire, issu du duvet des chèvres des hauts plateaux d'Asie centrale, possède une fibre d'une finesse remarquable, nettement supérieure à celle de la plupart des laines.
Cette finesse explique tout. La douceur sur le front, évidemment. Mais aussi une chaleur étonnante pour un poids plume : un bon bonnet en cachemire tient chaud sans peser, sans comprimer le crâne, sans laisser cette marque rouge sur le front en fin de journée. Son aspect mat et légèrement soyeux s'accorde naturellement avec les draps de laine des manteaux de ville.
Attention toutefois, tous les cachemires ne se valent pas. Deux vérifications s'imposent avant d'acheter :
- Le pourcentage de cachemire. « Cachemire » écrit en gros sur l'étiquette, puis « 10 % » en tout petit dans la composition : le piège est fréquent. Viser du 100 %, ou au minimum un mélange majoritaire avec de la laine fine.
- Le nombre de fils. Un cachemire 2 fils est en général plus résistant et plus dense qu'un 1 fil, plus fragile malgré sa douceur.
Un indice tout bête : un cachemire de qualité ne boulochera que légèrement après les premiers ports, puis se stabilise. S'il ressemble à une pelote de laine après trois semaines, c'est que les fibres étaient sans doute trop courtes.
La laine mérinos : le meilleur rapport élégance et prix
Tout le monde n'a pas envie de mettre 150 euros dans un bonnet. Et c'est très bien comme ça, parce que la laine mérinos fait des merveilles.
Issue de moutons élevés principalement en Australie et en Nouvelle-Zélande, sa fibre est fine, bien plus que celle d'une laine classique. Elle ne gratte pas, ce qui change tout quand on a le front sensible. Elle régule aussi la température de manière assez bluffante : chaude dans le froid sec, elle évacue l'humidité quand on passe du trottoir glacé au métro surchauffé.
Visuellement, la mérinos a un aspect net, un peu plus sec que le cachemire, qui s'accorde parfaitement avec les manteaux en drap de laine. Une côte fine en mérinos marine sur un caban, c'est un mariage qui fonctionne depuis des générations.
Le mohair et l'alpaga : du volume et une texture qui se remarque
Ici, on change de registre. Le mohair (issu de la chèvre angora) et l'alpaga offrent un effet duveteux, presque vaporeux, avec un halo de fibres qui accroche la lumière.
C'est beau, mais c'est plus mode, plus affirmé. Le mohair attire l'œil, et sur un manteau déjà chargé (gros boutons, col fourrure, motif marqué), la tenue peut vite sembler surjouée.
Le bon usage ? Les réserver aux manteaux à la coupe très épurée. Un manteau long noir, sans poches plaquées, sans ceinture, avec un bonnet en mohair gris perle : là, l'ensemble respire. La texture du bonnet devient le seul point d'intérêt, et ça suffit largement.
Les matières à éviter avec une tenue habillée
Soyons francs. Certaines matières n'ont rien à faire à côté d'un manteau de qualité :
- L'acrylique brillant, qui trahit immédiatement sa nature synthétique avec ce reflet plastique sous l'éclairage urbain.
- Les mailles qui boulochent au bout de deux sorties, et qui donnent l'impression d'un bonnet sorti d'un fond de tiroir.
- Le polaire, parfait pour une randonnée en Ardèche, beaucoup moins pour un rendez-vous professionnel.
- Les logos très visibles, qui ramènent instantanément la tenue vers le sportswear.
Un bonnet en polaire avec un pardessus en cachemire, c'est un peu comme mettre des baskets de running avec un costume trois-pièces. Ça tient chaud aux pieds, certes.
Les formes de bonnet qui s'accordent avec un manteau habillé
Le bonnet côtelé à revers : le classique indémodable
Si un seul modèle devait rester dans le placard, ce serait lui.
Le bonnet côtelé à revers a traversé les décennies sans prendre une ride. Côtes fines pour un rendu plus raffiné, côtes 2/2 pour un aspect plus marqué et légèrement plus décontracté. Le revers peut être simple, pour une ligne discrète, ou double, pour un peu plus de chaleur sur les oreilles et un rendu plus généreux.
Sa grande force, c'est sa polyvalence. Porté près du crâne, il est sobre et presque austère, idéal avec un manteau formel. Légèrement remonté, avec un peu d'air au sommet, il gagne en nonchalance. Même bonnet, deux allures.
Le bonnet ajusté sans revers : la version minimaliste
Moins connu, plus discret. Le bonnet ajusté sans revers suit simplement la forme de la tête, avec une ligne nette et continue. Pas de pli, pas d'épaisseur supplémentaire.
C'est la version la plus épurée qui soit, et elle va remarquablement bien avec un pardessus ou un manteau croisé. Dans un jersey de cachemire fin, il devient presque invisible tant il s'intègre à la silhouette. Seule précaution : il pardonne moins une maille de qualité moyenne, puisque rien ne vient masquer la texture.
Le bonnet de pêcheur (fisherman beanie) : à manier avec précaution
Le fisherman beanie, c'est ce petit bonnet court qui s'arrête au-dessus des oreilles, hérité des marins et des dockers. Il a envahi les rues des grandes villes depuis quelques années.
Il a un charme indéniable. Plus urbain, plus graphique, un peu arty.
Le problème, c'est la proportion. Sur un manteau long qui descend sous le genou, ce bonnet minuscule perché sur le haut du crâne peut créer un déséquilibre étrange : une silhouette allongée surmontée d'une petite pastille. Il fonctionne bien mieux avec un caban, un manteau court ou mi-long, et sur des visages aux traits assez marqués. Et puis, détail non négligeable, il laisse les oreilles à l'air. Par moins cinq, l'élégance a ses limites.
Les formes à laisser de côté
Quelques modèles s'accordent mal avec une tenue habillée :
- Le bonnet slouchy très ample, qui retombe à l'arrière du crâne comme une chaussette. Décontracté à l'extrême, il casse toute la rigueur d'un manteau structuré.
- Le gros pompon, celui qui fait la taille d'un pamplemousse. Charmant sur un enfant, plus discutable sur un adulte en pardessus.
- La grosse maille torsadée, très présente, très « chalet », qui entre en conflit avec un manteau formel.
Une nuance cependant, et elle a son importance. Côté féminin, un petit pompon en fourrure, discret, bien proportionné, peut tout à fait accompagner un manteau cintré. Tout est question de dosage. Un pompon fin dans le même ton que la maille, oui. Un pompon fluo de 12 centimètres, on évite.
Bien associer les couleurs du bonnet et du manteau
Le ton sur ton pour une allure sophistiquée
C'est sans doute la technique la plus élégante, et la plus sous-estimée.
Un bonnet camel avec un manteau camel. Un bonnet marine avec un caban marine. Le regard ne rencontre aucune rupture entre la tête et les épaules, et la silhouette s'allonge naturellement. L'ensemble paraît pensé, cohérent, presque luxueux.
Petit conseil : le ton sur ton n'exige pas une teinte strictement identique. Un camel légèrement plus clair ou plus foncé que le manteau crée même une profondeur intéressante. L'œil perçoit une harmonie, pas une copie.
Les neutres qui vont avec tout
Quand on hésite, les neutres sont des alliés précieux. Gris anthracite, gris chiné, crème, noir, chocolat, marine : avec ces six teintes, on couvre à peu près toutes les situations. Voici les associations les plus sûres.
| Couleur du manteau | Bonnet idéal | Alternative réussie | À éviter |
|---|---|---|---|
| Camel | Crème | Chocolat, gris chiné | Noir, trop contrasté |
| Marine | Marine ton sur ton | Écru, gris anthracite | Noir, écart trop flou |
| Gris anthracite | Gris chiné | Bordeaux, crème | Gris presque identique |
| Noir | Gris anthracite | Crème, bordeaux | Noir mat sans texture |
| Chocolat | Camel | Crème, vert bouteille | Gris froid |
| Gris clair | Marine | Anthracite, bordeaux | Blanc pur |
Un mot sur le duo marine et noir. Certains l'adorent, d'autres le trouvent raté. Le souci, c'est que ces deux teintes sont assez proches pour sembler confondues de loin, et assez différentes pour qu'on remarque l'écart de près. Mieux vaut trancher franchement.
Une touche de couleur maîtrisée
Les neutres, c'est rassurant. Mais un peu de couleur fait parfois un bien fou, surtout en plein mois de janvier, quand tout le monde semble habillé en gris.
Trois teintes s'imposent pour relever un manteau sombre sans casser l'élégance : le bordeaux, profond et chaleureux, le vert bouteille, très british, et la rouille, plus automnale, superbe avec un manteau chocolat ou camel.
L'astuce consiste à faire écho à cette couleur ailleurs. Une écharpe en laine qui reprend la teinte du bonnet, ou des gants dans un ton voisin : la couleur ne paraît plus isolée, elle devient un choix assumé. Un bonnet bordeaux seul sur une tenue entièrement grise peut sembler hasardeux. Le même bonnet, répondu par une pochette ou un liseré d'écharpe, devient une signature.
Le teint et la couleur du bonnet
On l'oublie souvent, mais le bonnet est l'accessoire le plus proche du visage. Plus encore que l'écharpe. Sa couleur se reflète directement sur la peau.
Un teint clair et rosé s'illumine avec un marine, un gris moyen ou un bordeaux, mais peut paraître blafard sous un beige trop pâle. Un teint mat ou hâlé supporte magnifiquement le crème, le camel et la rouille. Les peaux très foncées font des merveilles avec les couleurs franches et les blancs cassés.
Le test le plus simple reste le miroir, à la lumière du jour. Si le visage paraît fatigué avec le bonnet, ce n'est pas une impression. C'est la couleur.
Quel bonnet pour quel manteau ? Les associations gagnantes
Avec un manteau long en laine ou un pardessus
Le pardessus, c'est la pièce noble par excellence. Il mérite un bonnet à sa hauteur.
La meilleure option : un bonnet en cachemire fin, ajusté, sans revers ou avec un revers simple, dans un ton neutre. Gris anthracite, marine, chocolat. La longueur du manteau impose une certaine retenue dans le volume du bonnet, sous peine de casser l'harmonie verticale de la silhouette.
Avec un manteau croisé ou un caban
Le caban, avec ses boutons dorés ou noirs et son col large, porte déjà un héritage marin. Autant jouer le jeu.
Un bonnet à côtes et à revers, en marine ou en écru, donne un esprit marin chic qui fonctionne à merveille. La version écrue apporte une touche de lumière bienvenue et rappelle les pulls des pêcheurs bretons. Le côté dock de Saint-Malo, en version citadine.
Avec un manteau camel
Le manteau camel est probablement le plus facile à accessoiriser. Il accepte une palette chaude et douce : crème, chocolat, gris chiné, ou camel en ton sur ton.
Le duo camel et crème a quelque chose d'intemporel. Il évoque les longues promenades dans le froid sec, les hivers d'autrefois. Avec un bonnet en laine mérinos couleur crème, l'ensemble gagne en douceur sans perdre en tenue.
Avec un manteau noir
Plus délicat qu'il n'y paraît. Le noir total (manteau noir, bonnet noir, écharpe noire) peut vite sembler strict, voire austère, surtout en pleine journée.
Deux options. La première : assumer le noir, mais dans une matière texturée, par exemple un bonnet en mohair ou une côte bien marquée, pour créer du relief. La seconde, plus facile : sortir du noir. L'anthracite adoucit l'ensemble, le crème le réveille, le bordeaux lui apporte de la chaleur. Le bordeaux sur un manteau noir, d'ailleurs, est une association qui marche presque à tous les coups.
Avec un manteau à motif (prince-de-galles, chevrons, tweed)
Ici, la règle est simple : le motif est roi, le bonnet s'efface.
Un bonnet uni, toujours. Et pour réussir l'association, choisir une couleur reprise du motif. Un prince-de-galles gris et bleu appelle un bonnet gris ou bleu marine. Un tweed aux fils rouille et vert appelle l'une de ces deux teintes. L'œil fait le lien de lui-même, et l'ensemble paraît étonnamment réfléchi. Même si la décision a été prise en trente secondes devant le placard.
Bonnet élégant pour femme et pour homme : les nuances
Côté femme : jouer sur la texture et la féminité
Les codes sont un peu plus souples. Une maille plus fine, presque une seconde peau, ou au contraire plus duveteuse comme l'angora ou l'alpaga, permet de jouer sur la texture.
La coiffure compte énormément. Des cheveux lâchés qui s'échappent du bonnet adoucissent l'ensemble et apportent du mouvement. Un chignon bas, posé sur la nuque, dégage le visage et donne une allure plus sophistiquée, presque parisienne. Quant aux boucles d'oreilles discrètes, une petite perle ou un anneau fin, elles rappellent que, bonnet ou pas, la tenue reste habillée.
Côté homme : la sobriété avant tout
Chez l'homme, la règle tient en un mot : sobriété. Un bonnet porté près du crâne, dans des couleurs sourdes, sans motif.
La barbe et la coupe de cheveux entrent aussi en jeu. Une barbe fournie s'accorde bien avec un bonnet à revers plus généreux, qui équilibre le volume du bas du visage. Un visage rasé de près supporte mieux un bonnet ajusté et minimaliste. Et pour les crânes rasés ? Tous les modèles fonctionnent, à condition que la maille soit douce. Ce sont eux qui sentent le mieux la différence entre le cachemire et l'acrylique.
Les détails qui font la différence
La façon de porter le bonnet
Un même bonnet peut paraître chic ou négligé selon la manière dont il est posé.
La hauteur sur le front, d'abord. Trop bas, jusqu'aux sourcils, il donne un air renfrogné. Juste à la naissance des cheveux ou légèrement au-dessus, il dégage le regard. Les oreilles, ensuite : couvertes, l'allure est plus enveloppante, plus hivernale ; dégagées, plus urbaine. Et le revers, surtout. Un revers plié avec soin, bien droit, d'une largeur régulière, change tout. Un revers de travers, mal ajusté, ruine les meilleurs efforts.
Ça prend dix secondes devant un miroir. Ces dix secondes valent largement le détour.
Accorder bonnet, écharpe et gants sans faire « parure »
Le piège de la parure, c'est ce coffret cadeau où bonnet, écharpe et gants sont rigoureusement identiques. Même couleur, même maille, même motif. Le résultat évoque davantage un uniforme qu'une tenue choisie.
Le principe à retenir : coordonner sans assortir. Jouer sur une matière commune ou une couleur commune, pas les deux à la fois. Un bonnet gris en cachemire, une écharpe bordeaux en cachemire, des gants en cuir marron : la matière fait le lien entre le bonnet et l'écharpe, la palette reste variée. Autre possibilité : un bonnet marine en côtes et une écharpe marine en tissage chevron. Même teinte, textures différentes.
Les chaussures et le reste de la tenue
Un bonnet élégant, un manteau impeccable, et des baskets de sport usées ? Le charme s'évapore.
La cohérence doit descendre jusqu'aux pieds. Des derbies en cuir, des bottines chelsea, des mocassins épais à semelle gomme pour l'hiver : autant de chaussures qui prolongent le registre habillé. Côté femme, une botte en cuir à talon modéré ou une bottine fine font parfaitement l'affaire. Une sneaker en cuir minimaliste, blanche ou noire, peut passer avec un caban, moins avec un pardessus.
Les erreurs à éviter avec un manteau habillé
Petit récapitulatif des faux pas les plus courants. Ceux qu'on remarque dans la rue, souvent sans pouvoir dire pourquoi la tenue cloche.
- Un bonnet de sport ou à logo voyant. La griffe d'une marque de ski en lettres capitales sur le front, avec un manteau croisé, ça ne pardonne pas.
- Une maille fatiguée, déformée ou couverte de bouloches. Le meilleur manteau du monde ne rattrape pas un bonnet qui a vécu trois hivers de trop.
- Un volume qui écrase la silhouette. Grosse maille, slouchy, pompon géant : la tête paraît disproportionnée.
- Trop de couleurs dans les accessoires. Bonnet vert, écharpe moutarde, gants rouges : on frôle le sapin de Noël.
- Négliger la proportion entre la longueur du manteau et la taille du bonnet. Plus le manteau est long, plus le bonnet doit rester sobre et ajusté.
Entretenir son bonnet pour qu'il reste élégant
Lavage et séchage des mailles nobles
Un bonnet en cachemire ou en mérinos n'aime pas la machine. Enfin, certaines machines récentes proposent un programme laine très doux, mais le lavage à la main reste la valeur sûre.
La méthode est simple. Eau froide, ou tiède au maximum, avec une lessive spéciale laine. On laisse tremper quelques minutes, on presse doucement sans frotter ni tordre, on rince à la même température. Puis on essore en roulant le bonnet dans une serviette éponge.
Et surtout : séchage à plat, à l'air libre. Jamais sur un radiateur, jamais au sèche-linge. La chaleur directe feutre les fibres et rétrécit la maille. Un bonnet en cachemire qui ressort taille enfant, ça arrive plus souvent qu'on ne le croit.
Défroisser, débouloucher, ranger
Les bouloches apparaissent même sur les meilleures mailles, surtout aux zones de frottement. Deux outils règlent le problème : le peigne à cachemire, doux et précis, et le rasoir anti-bouloches électrique, plus rapide, à utiliser avec légèreté.
Pour le rangement, un bonnet se plie, il ne se suspend pas, sous peine de se déformer. Placé dans un tiroir avec un sachet de lavande ou quelques blocs de cèdre, il passera l'été à l'abri des mites. Ces petites bêtes adorent le cachemire autant que nous. Peut-être même davantage.
Bonnet ou alternatives : quand choisir un autre couvre-chef ?
Le bonnet n'est pas la seule réponse au froid. Selon l'occasion, le style recherché et la météo du jour, d'autres couvre-chefs méritent leur place à côté d'un manteau habillé.
Le béret basque, d'abord. Il apporte une touche de caractère immédiate, un rien bohème, très français. Avec un manteau camel ou un caban, il fonctionne à merveille, et il protège étonnamment bien du vent grâce à son feutre de laine dense. Moins couvrant qu'un bonnet sur les oreilles, il compense par une allure inimitable.
Le chapeau feutre, ensuite, reste le compagnon historique du pardessus. Plus formel, plus affirmé, il convient aux tenues les plus habillées, mais demande une certaine assurance. Pour un rendez-vous important ou un dîner d'hiver, un chapeau en feutre élève instantanément une silhouette.
La casquette en tweed séduit ceux qui aiment l'esprit campagne anglaise, idéale avec un manteau à chevrons. Quant à la toque en maille, plus rare, elle offre une alternative chaleureuse et rétro, surtout côté féminin.
En résumé ? Le bonnet reste imbattable pour la chaleur et la praticité, il se glisse dans une poche, ne craint ni le vent ni la pluie fine. Les autres couvre-chefs gagnent en caractère ce qu'ils perdent parfois en confort par grand froid.
Conclusion
Finalement, la question de départ n'était pas si compliquée. Une matière noble, une forme sobre, une couleur réfléchie : réunissez ces trois éléments, et le bonnet cesse d'être un compromis pour devenir le complément naturel du manteau habillé.
Le reste relève du détail. Le revers plié avec soin. L'écharpe qui fait écho sans copier. Les chaussures qui tiennent la ligne jusqu'au bout.
Et c'est peut-être là que réside le vrai plaisir de l'hiver bien habillé. Composer une garde-robe cohérente, où chaque pièce dialogue avec les autres, où un seul bonnet de qualité accompagne trois manteaux différents. Quelques mailles bien choisies, un ou deux couvre-chefs pour changer d'humeur, et la question du miroir de l'entrée ne se posera plus jamais de la même façon.
FAQ
Peut-on porter un bonnet avec un manteau de costume ou pour aller au bureau ?
Oui, sans hésiter, à condition de rester sobre. Un bonnet en cachemire ou en mérinos fin, dans une couleur neutre (marine, gris anthracite, chocolat), sans logo ni motif, s'accorde parfaitement avec un manteau porté sur un costume. On le retire en entrant, comme on retirerait un chapeau, et le tour est joué. Dans les environnements très formels, un chapeau feutre peut cependant sembler plus adapté.
Quelle couleur de bonnet porter avec un manteau gris ?
Le gris est une base généreuse. Un bonnet marine apporte de la profondeur, un bordeaux réchauffe l'ensemble, un crème l'éclaire. Le ton sur ton fonctionne aussi, à condition de jouer sur une nuance différente : un gris chiné sur un manteau anthracite, par exemple. Seul piège : un gris presque identique mais pas tout à fait, qui donne l'impression d'une erreur plutôt que d'un choix.
Un bonnet en cachemire vaut-il vraiment son prix ?
Pour un modèle de qualité, en 100 % cachemire et 2 fils, la réponse est oui. Il tient plus chaud pour un poids moindre, ne gratte pas, garde sa forme et son aspect pendant des années s'il est bien entretenu. Rapporté au nombre de ports sur plusieurs hivers, son coût devient assez raisonnable. En revanche, un « cachemire » à bas prix mérite la méfiance : vérifier la composition avant tout.
Bonnet à pompon et manteau chic : est-ce compatible ?
Tout dépend du pompon. Un gros pompon volumineux en acrylique ramène la tenue vers un registre enfantin ou sportif. Un petit pompon discret, en fourrure ou en maille fine, dans le ton du bonnet, peut en revanche accompagner un manteau cintré féminin avec beaucoup de charme. Côté masculin, mieux vaut s'en passer avec un manteau habillé.
Comment éviter d'écraser ses cheveux sous un bonnet ?
Quelques astuces aident beaucoup. Choisir une maille fine et souple plutôt qu'un modèle serré, qui comprime moins. Porter le bonnet légèrement remonté plutôt qu'enfoncé. Éviter de le mettre sur des cheveux encore humides, qui marquent davantage. Et glisser dans son sac un petit peigne ou un spray coiffant léger pour redonner du volume en arrivant. Côté femme, un chignon bas ou une tresse lâche évite carrément le problème.
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